Je suis à Gernika, la première semaine se termine sur le Camino del Norte. L’océan a disparu de l’horizon. La température est en hausse : le baromètre affichait 36° cet après-midi. Il faisait seulement 19° ces derniers jours. Le rythme est soutenu, et le parcours toujours aussi accidenté. Le chemin sur la côte basque n’est pas facile, loin d’être de tout repos.
Malgré mes expériences passées, je constate que je continue d’apprendre. Aujourd’hui, j’ai enfin réussi à régler au mieux mon sac. Je le portais trop bas dans le dos depuis mon départ, et le poids était uniquement supporté par mes pauvres cuisses, de plus en plus endolories.
Pour celles et ceux qui souhaiteraient vivre cette expérience, je recommande surtout de choisir un sac léger, d’une contenance maximale de 40 litres. Le mien, “version routard”, est bien trop volumineux, et je dépasse à nouveau le poids idéal.
Je progresse toujours à travers des paysages magnifiques. Le littoral est exceptionnel, surtout en arrivant à Deba. J’ai choisi à nouveau l’option du chemin côtier, qui domine les falaises. Le spectacle y est unique, quand la mer se retire et laisse apparaître ces étendues de rochers.
Je ne regrette pas ce choix, même si la journée de vendredi a été éprouvante physiquement. Le chemin était particulièrement glissant, et même dangereux dans la descente vers Deba. Décidément, ce secteur m’aura donné à chaque fois quelques émotions… mais cette fois-ci, je ne me suis pas perdu.
Hier, j’ai vécu à nouveau l’expérience d’une nuit au monastère, dans l’abbaye de Ziortza, à la sortie de Bolibar, au terme d’une étape parcourue à travers des forêts et collines inhabitées.
Les moines cisterciens nous avaient préparé un bon repas, partagé dans une ambiance joyeuse — l’occasion pour nous de nous retrouver et d’échanger entre pèlerins de tous pays.
Demain, l’aventure continue : je fais route vers Bilbao. La journée s’annonce chaude, sous le soleil, exactement.