En terres … SAINTES !!

saintes 001

Quelle journée éprouvante ! C’est vraiment une occupation à plein temps ! Parti à 9 h de Saint-Jean-d’Angély, j’arrive dix heures plus tard à Saintes. Je suis heureux d’être ici, dans cette jolie petite cité baignée par la Charente, pour laquelle j’éprouve beaucoup d’affection.

Trente-cinq kilomètres à parcourir, par monts et par vaux, au milieu des vignes de Cognac, sur des chemins boueux et inondés, et sous la pluie pendant deux heures. Être pèlerin, ce n’est pas un métier facile !

À ce programme s’est ajoutée une erreur de parcours, la « boulette » qui m’a coûté 2 km supplémentaires, ce qui me rapproche de la distance d’un marathon ! J’ai contourné un hameau et me suis retrouvé en direction de… Saint-Jean-d’Angély ! C’est en apercevant, au loin, la chapelle de la Frédière que j’ai compris mon erreur. À ma décharge, j’avais la tête enfouie sous la capuche, le champ de vision très réduit, et j’ai manqué une indication…

La météo s’est dégradée, mais aujourd’hui, ce n’était rien comparé à mardi. De Saint-Hilaire-la-Palud à Surgères, j’ai marché six heures sous une pluie battante , c’était bien plus compliqué et nettement moins agréable.

Mon chemin en Bretagne s’est donc terminé hier, à mon arrivée à l’abbaye royale de Saint-Jean-d’Angély. Je suis désormais sur la voie de Paris & Tours, et j’ai réalisé le tiers du trajet.

Côté pieds, j’ai ajouté une rustine au pied droit : j’ai maintenant deux « Compeed » superposés. Une deuxième (énorme) ampoule est apparue, venant compléter la première série qui avait fleuri avec le printemps. Je me demande si la dégradation rapide des semelles de mes belles italiennes n’y serait pas pour quelque chose… À suivre !

Sinon, le moral est au beau fixe. Je regrette seulement de ne pas avoir le temps de lire : les journées sont pour l’instant trop courtes. J’espère, en descendant vers l’Espagne, pouvoir me lever plus tôt, mais pour l’instant j’ai besoin de dix heures de sommeil !

Ce soir, je loge au refuge des pèlerins de l’église Saint-Eutrope à Saintes. J’étais déjà venu en ce lieu chargé d’histoire il y a quatre ans. Je suis, une fois de plus, seul : il n’y a pas foule sur les chemins !

Te voilà debout, pèlerin, prêt à te mettre en route, mais il faut que tu saches, pèlerin, où tu vas ! Te voilà debout, pèlerin, prêt pour ta recherche, mais il faut que tu saches ce que tu pars chercher !
Antonio Machado (poète écrivain espagnol)

Retour en haut