TOKYO : Intense !!

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En ce premier jour de printemps, je partage avec vous les photos prises dans le parc Shinjuku Gyoen : les magnolias et les pruniers sont en fleurs. C’est dans ce magnifique parc national que j’ai passé mes premières heures à Tokyo, une ville intense et fascinante.

Mon arrivée, mardi soir, a été un peu burlesque, notamment dans le métro. Je me revois, interloqué, devant le plan et les écrans des machines pour acheter un ticket… et en plus, je n’avais même pas l’adresse de l’hôtel ! J’avais bien reçu un mail de confirmation pour ma réservation, mais je ne pouvais plus me connecter à ce moment-là…

La première épreuve a donc été de chercher un réseau wifi dans le dédale des sous-sols des galeries commerciales. Un peu stressant, mais après de longues minutes (et beaucoup de patience…), j’ai fini par retrouver le message contenant l’adresse.

Je savais vaguement que l’hôtel se trouvait au nord-est de la ville, autant dire… que je ne savais pas grand-chose !

Heureusement, la première personne à qui je me suis adressé m’a très gentiment sorti du pétrin. Et ne me dites pas que les femmes ne savent pas lire les cartes ! J’en ai croisé une qui m’a parfaitement orienté. Et pour finir, une deuxième personne, à la sortie de la station de destination, m’a carrément accompagné à pied jusqu’à l’hôtel !

Ces premières rencontres m’ont permis de constater, dès mon arrivée, la gentillesse et l’hospitalité des Japonais.

Aujourd’hui samedi, je commence une nouvelle et dernière journée de visite à Tokyo. Les trois premières journées ont été bien remplies. Je suis désormais devenu (presque) un habitué du métro. Le réseau est gigantesque, mais cela reste le moyen de transport le plus économique, efficace et pratique pour circuler dans cette immense ville.

J’ai commencé par le quartier d’affaires de Shinjuku, ses buildings impressionnants et le parc national tout proche. Tokyo offre la possibilité de s’isoler au calme dans des jardins paisibles, loin de la foule et de la tension qui règnent sur les grands axes. D’ailleurs, la bonne surprise, c’est que dans les quartiers résidentiels, notamment celui où je loge (Taito-ku) ou d’autres que j’ai traversés, l’habitat est souvent composé de petites maisons ou petits immeubles, desservis par de petites rues tranquilles où règne une ambiance paisible.

Je me suis rendu dans le quartier Asakusa pour visiter le temple Senso-ji, que j’ai découvert après avoir arpenté les rues marchandes de Denbouin et Nakamise, porté par le flot de promeneurs et de touristes. Édifié en 628, il est le plus vieux temple de Tokyo. Sa porte principale est ornée d’une imposante lanterne rouge, devenue emblématique.

Dans le quartier Marunouchi, en face de l’immense gare de Tokyo, j’ai marché jusqu’au pont de pierre Nijubashi, qui marque l’entrée principale du Palais impérial. L’empereur et l’impératrice y résident toujours. Le château est devenu résidence impériale depuis le transfert de la capitale de Kyoto à Tokyo en 1868. Seul le parc Kitanomaru, entouré des douves et des anciennes murailles, peut être visité. On y trouve encore les vestiges du donjon du château d’Edo.

Tokyo est la ville des superlatifs. Tout est hors normes ici. Vivre dans cette ville peut rapidement devenir épuisant. Je n’aimerais pas être de ceux et celles qui la subissent au quotidien. Dans le métro, aux heures de pointe, je croise des regards hagards, des visages exténués.

Mais être à Tokyo, c’est aussi une expérience à vivre pour mieux apprécier les espaces, la nature et les contrastes. Demain matin, je prendrai la direction de Kyoto avec le Shinkansen, le train le plus rapide au monde.

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