VANCOUVER For Ever

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Dernières heures à Vancouver, la météo a brusquement évolué après la parade de la Saint-Patrick. Le ciel est devenu sombre et il pleut désormais abondamment. Je suis rentré à l’auberge afin de préparer le début de mon séjour au Japon.

Je crois que l’arrivée à Tokyo va être une aventure. J’ai essayé de me repérer sur la carte du métro : c’est à peu près du même niveau que déchiffrer des hiéroglyphes ! L’essentiel est d’avoir déjà réservé deux nuits dans une auberge de jeunesse en périphérie du centre-ville — si je réussis à m’y rendre ! Bon, ça ne sert à rien de se projeter, je verrai le moment venu.

Pour compléter mes articles précédents, j’ai sélectionné quelques photos de mes dernières balades et visites.

Je suis allé notamment à Coal Harbour, sur le site de la flamme olympique des Jeux de 2010 (Olympic Cauldron), en face duquel se trouvent les quais d’embarquement du Vancouver Harbour Flight Center. Un ballet incessant d’hydravions anime (bruyamment) ce port de Vancouver.

Je suis retourné à Granville Island, déguster une bière de la microbrasserie du même nom, située sous le pont métallique, que j’ai à nouveau emprunté pour mieux me guérir du vertige !

Au sud de Vancouver, j’ai visité le temple bouddhiste chinois de Richmond (bouddhisme Mahayana chinois). Je ne ferai pas trop de commentaires sur le sujet, pour ne pas adopter un ton trop polémique, mais je préfère sincèrement l’atmosphère recueillie des temples tibétains.

Franchir la porte d’un temple et voir la personne à l’accueil compter des billets de banque, tout en discutant bruyamment avec d’autres « pratiquants », m’a pour le moins surpris…

Une signalisation sur les murs informe pourtant les visiteurs que le silence doit être respecté… Mais comme nous l’indique la célèbre maxime chinoise : « Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais. » Je sais, vous allez me dire que saint Matthieu n’était pas chinois — oui, mais comme les Chinois ont l’art et la manie de tout copier… !

Pour la bonne note, j’ai aimé profiter de la quiétude du jardin, de la paix et de l’harmonie qui règnent dans ce lieu, à l’écoute du bruissement de l’eau des cascades.

Je ne pouvais pas manquer à Vancouver la visite de la Vancouver Art Gallery. Depuis le 14 février, s’y tient une exposition exceptionnelle des œuvres du collectionneur américain Henry Pearlman, notamment des toiles de Cézanne, Degas, Manet, Modigliani, Van Gogh et Gauguin. Superbe.

Visite que j’ai complétée par la découverte d’une exposition consacrée à des artistes contemporains chinois reconnus, dont Ai Weiwei (assemblage de 886 tabourets antiques).

Ai Weiwei est un artiste majeur, engagé (il défend entre autres la cause tibétaine), assigné à résidence à Pékin, et donc absent de toutes les expositions ou événements qui lui sont consacrés un peu partout dans le monde. Ainsi va la Chine et son régime dictatorial…

J’ai parcouru à nouveau le Stanley Park — ou plutôt le Parc Xwayxway (prononcer why-why), d’après le nom de l’ancien village de la nation Squamish qui existait autrefois sur cette terre. Les totems érigés à la pointe de Brockton sont la seule trace de ce passé, de l’histoire des premiers Autochtones. Maigre consolation, quand on songe que toute une culture, des coutumes, des villages, une langue ont été anéantis par la seule volonté des colonisateurs de construire une « Nouvelle-Angleterre ».

Aujourd’hui, les descendants de ces peuples premiers attendent toujours une reconnaissance. Elle passe par le respect de ceux qui ont contribué — par leurs vies, leurs terres, leurs traditions — à faire de Vancouver ce qu’elle est devenue de nos jours.

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