Depuis dimanche, jour de mon arrivée à Kyoto, je n’ai pas vu le temps passer — les journées sont trop courtes ! J’ai fait l’expérience du trajet en Shinkansen (le TGV japonais) entre Tokyo et Kyoto : à une moyenne de 270 km/h, tout va décidément très vite au Japon. Confort, ponctualité… rien à redire — et ne voyez là aucune allusion !
Chacune de mes journées est consacrée à la visite des monuments historiques de la ville aux mille temples. Kyoto est une ville fascinante, riche d’un passé glorieux. Je crois qu’on pourrait rester ici plusieurs mois sans faire le tour de toutes ses merveilles.
Tôt le matin, dans la fraîcheur (4 °C), avec quelques giboulées de neige fondue, je pars à la découverte des trésors de la Cité impériale. Trop nombreux pour être tous vus en quelques jours, j’ai pourtant réussi à admirer plusieurs des sites majeurs de ce fabuleux patrimoine.
À raison de trois visites par jour en moyenne (ça fait quelques kilomètres !), je ne vais pas tous vous les citer. Évidemment, j’ai admiré le célèbre Pavillon d’Or, temple bouddhiste parmi les plus connus, un bâtiment unique aux lignes harmonieuses, dont le reflet à la surface de son étang est une image magique, un véritable enchantement. Dommage de ne pouvoir rester plus longtemps à profiter du spectacle et de devoir suivre la file des visiteurs.
Le Temple d’Argent est magnifique également, à travers ses jardins soigneusement dessinés, certains en gravier gris, aux tracés impeccables, ses chemins d’eau et ses mares, toutes plus belles les unes que les autres.
J’ai aussi visité le Palais impérial, résidence de l’empereur jusqu’en 1868, année où Tokyo devint la nouvelle capitale du Japon. Là encore, j’ai été ébahi par la splendeur du parc et de son étang. La beauté réside autant, voire plus, dans la finesse et l’élégance de l’aménagement des jardins que dans l’architecture des bâtiments eux-mêmes.
Kyoto a la réputation d’être la ville la plus attractive du Japon, et je le constate chaque jour avec un plaisir sincère. L’ancienne capitale impériale possède un charme fou, et je me sens vraiment bien ici. C’est une ville à taille plus humaine (1,5 million d’habitants), plus proche de la nature. J’ai même pu découvrir les premiers coins de campagne, les premiers potagers, en quittant à pied l’auberge de jeunesse. Quel bonheur de marcher enfin dans des paysages champêtres, de longer un immense étang au pied de montagnes boisées, et de visiter un nouveau temple, paisiblement installé dans cet espace préservé.
Hélas, je ne peux pas rester plus longtemps à Kyoto. Demain soir, je prends un train pour Himeji, où j’ai pu trouver un lit à la dernière minute. Ici, tout est complet.
Je vis désormais un peu au jour le jour. J’ai réussi à réserver, malgré tout, quatre nuits à Hiroshima à partir du 30 mars. Mais avant et après cette date… c’est encore un point d’interrogation ! Mars-avril est une période très prisée : les étudiants sont en vacances pendant trois semaines, et le printemps, avec l’imminence de la floraison des cerisiers, attire de nombreux touristes, notamment venus du voisin taïwanais.
En traversant Gion, le quartier historique des geishas, j’ai croisé de jolies jeunes femmes vêtues de magnifiques kimonos. Je n’ai pas pu résister à les prendre en photo, pour vous faire partager la beauté de ce vêtement traditionnel japonais.
Kyoto est un voyage à elle seule. Je comprends désormais l’engouement qu’elle suscite. Je vais savourer ces prochaines heures. Demain matin, tôt, je pars visiter deux autres sites au sud de la ville. Jusqu’à mon départ, je vais vivre Kyoto passionnément.