Sakura en fleurs à HIROSHIMA

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Les cerisiers sont en fleurs à Hiroshima ! J’ai la chance d’être ici à la bonne saison et de vivre cet événement d’ampleur nationale. C’est une tradition vieille de plus de 1 000 ans qui conduit, chaque printemps, les Japonais à rythmer leur vie au gré de l’évolution de la floraison des sakura (cerisiers sans fruits).

Les promenades le long de la rivière sont l’occasion de pique-niquer et de faire la fête sous les cerisiers. L’ambiance est joyeuse à Hiroshima. Comment imaginer qu’il y a 70 ans, cette ville fut complètement anéantie, rasée, réduite en cendres, et que plus de 150 000 personnes succombèrent des suites de cet effroyable feu nucléaire ?

Le 6 août 1945, la première bombe atomique de l’histoire de l’humanité fut larguée au petit matin sur cette ville et ses habitants, qui allaient connaître et vivre l’apocalypse.

Sur ce qui fut un champ de ruines et de poussières a été créé un immense Parc de la Paix (12 ha) et son musée. Un mémorial rappelle que la folie de l’homme a tué, à cet endroit, des milliers d’innocents. Leurs cendres ont été regroupées sous un dôme de terre. Devant les plaques commémoratives, le cœur serré, j’espère que notre Terre ne vivra plus jamais un tel drame.

De rares vestiges témoignent de l’effroi et de l’ampleur de la destruction : ne restent aujourd’hui que les ruines de ce qui fut autrefois le Palais d’exposition industrielle de la ville, et que l’on nomme désormais le « A Dôme ». Seules la succursale de la Banque du Japon et le magasin de textile Taishoya Kimono Shop sont restés debout — leurs structures ont résisté, par miracle, au souffle dévastateur.

Je suis allé visiter une partie de l’ancienne école, située à proximité de l’épicentre de l’explosion, transformée en musée. Des photos, quelques objets, rappellent qu’en ce lieu jouaient et riaient des enfants, en paix, heureux de vivre.

Hiroshima a été aussi l’occasion pour moi d’apprécier le site du mont Mitaki, dominant la ville. Un lieu ressourçant que l’on gravit par un chemin jalonné de temples, de cascades, de statues et de monuments de pierre.

La ville possède un magnifique jardin, le Shukkeien Garden, dont l’origine remonte au XVIIᵉ siècle. Entièrement restauré après la guerre, il est aujourd’hui une attraction et un espace très agréable que j’ai eu beaucoup de plaisir à arpenter. Sont reproduits, dans ce parc miniature, les paysages de montagnes et vallées du lac chinois de Xi Hu.

Hiroshima, c’est également un château, mais après la visite de celui de Himeji, je me suis satisfait de le contempler depuis l’extérieur.

Comme pour les sakura, la magie de la vie a fait qu’Hiroshima, après avoir subi un sombre hiver, connaît aujourd’hui le renouveau d’un magnifique printemps. C’est une ville très agréable et accueillante, dont l’intérêt et l’attractivité vont bien au-delà de son tragique passé.

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