HANOÏ, capitale du VIETNAM, est une ville millénaire riche d’un passé exceptionnel. J’y suis arrivé tôt lundi matin, non sans une certaine excitation. Le voyage de nuit en bus s’étant bien déroulé, j’étais donc (presque) en forme pour partir à la découverte de cette glorieuse cité d’Asie.
Après un trajet en bus urbain, j’ai pu constater la densité de la circulation et le flot ininterrompu de deux-roues. Sac sur le dos, j’ai pénétré dans le cœur historique de HANOÏ : le vieux quartier des 36 rues.
Son édification remonte au XVe siècle. À l’origine, chaque rue représentait un métier ou une corporation ; même si des mutations ont eu lieu depuis, l’esprit et le charme demeurent.
Une fois le problème de l’hébergement réglé, j’ai continué à arpenter ce dédale de petites rues aux maisons typiques, très étroites (3 ou 4 mètres de façade), construites en longueur et peu élevées, avec leurs boutiques au rez-de-chaussée. Ce centre historique a eu la chance d’être épargné par les bombardements américains, pourtant intenses, notamment en décembre 1972, période durant laquelle plus de 15 000 tonnes de bombes furent larguées sur HANOÏ.
La vie y est trépidante, la foule nombreuse, les rues encombrées d’où s’échappe un concert de klaxons ; les carrefours sont dangereux, il vaut donc mieux rester attentif !
Je ne m’imagine pas vivre ici, trop de bruit, même si la balade est captivante dans cet enchevêtrement de ruelles animées. Les oiseaux, dans leurs cages suspendues aux arbres, ont du mal à se faire entendre. C’est étonnant, mais les oiseaux en liberté sont inexistants, sauf quelques-uns dans les parcs, et il faut les chercher.
J’ai en tout cas beaucoup marché durant deux jours. Heureusement, la ville est plate et facile à parcourir. Je constate qu’elle conserve l’influence et la présence françaises : des édifices publics, des maisons coloniales rappellent qu’elle fut la capitale de l’Indochine au début du XXe siècle.
Au programme touristique, j’ai sélectionné quelques sites, notamment la prison de Hoa Lo, construite par les Français en 1896 et qui fut, jusqu’en 1954, un lieu de réclusion pour les opposants et prisonniers vietnamiens. Cette centrale fut plus tard un lieu de détention pour les aviateurs américains jusqu’à leur libération en 1973. C’est aujourd’hui un musée qui retrace ces douloureuses pages d’histoire, le colonialisme et la guerre du VIETNAM ; la visite est vraiment intéressante.
Également passionnante, la visite, dans le parc Bach Thao, des anciennes maisons de HO CHI MINH, le premier Président de la République socialiste du VIETNAM. Ces constructions modestes, dont la dernière, occupée de 1958 à sa mort en 1969, est une petite bâtisse sur pilotis en bois de teck, avec seulement deux pièces à l’étage, une chambre et un bureau ; l’homme, malgré son statut, vivait simplement.
Le temple de la Littérature est aussi un bel endroit à découvrir. Construit en 1070, il est consacré au culte de Confucius. Il fut la première université du VIETNAM, accueillant à l’origine les princes et fils de mandarins pour leur enseigner la morale et la pensée confucéennes.
Je pense qu’HANOÏ mérite sans doute que l’on y reste plus longtemps, mais ce pays offre tellement de lieux à voir que je suis obligé de faire des choix et de continuer ma route. Un mois pour le traverser, ce n’est pas de trop. Et puis, j’ai envie de trouver un peu de calme et, bientôt… la mer !