Changement de rythme au LAOS !!

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Je suis désormais au sud du Laos, à Paksé, au bord du Mékong, dans la province de Champassak.

J’ai quitté la Thaïlande hier matin, depuis Ubon Ratchathani, à nouveau en bus pour quelques heures — mais cette fois avec un peu plus de confort.

La veille, nous étions près d’une centaine de passagers dans le bus entre Nang Rong et Ubon, pour… 42 places assises !
Autant dire que l’ambiance était « conviviale » : plein à craquer, avec un léger flottement dans la suspension et une tendance marquée à louvoyer…

J’ai passé la nuit à Ubon Ratchathani, une ville sans grand intérêt, qui sert surtout de point de passage entre la Thaïlande et le Laos.
J’étais donc heureux, le lendemain, de franchir la frontière et de découvrir un autre monde, bien plus paisible — comme si l’on quittait la ville pour retrouver la campagne, le calme, le temps long.

Ce matin, j’ai loué une moto, pour retrouver la joie simple de partir sur les routes, libre, sans contraintes.

J’ai consacré cette première journée à une superbe balade au sud de Paksé, pour découvrir Vat Phou, un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Vat Phou est un ancien ensemble religieux hindouiste, de style khmer, dont les origines remontent au Ve siècle.
Il est érigé au pied de la montagne sacrée de Phou Kao — surnommée « le chignon de femme » — un lieu de culte dédié à Shiva depuis l’Antiquité.

Ce site serait plus ancien qu’Angkor. La ville construite sur le Mékong aurait été capitale d’un roi khmer au VIe siècle.
Les vestiges visibles aujourd’hui sont plus récents, datant du XIe siècle.

Aujourd’hui, Bouddha a remplacé Shiva, et le sanctuaire est devenu un temple bouddhiste.

J’ai pris mon temps pour visiter ce lieu remarquable et admirer le magnifique panorama.

Rouler sur cette route de campagne, entre l’impressionnant Mékong et les montagnes boisées, a été un vrai moment de bonheur.
Tout comme la dégustation d’une excellente soupe de nouilles de riz (photo à l’appui !) sur le chemin du retour.

La vie semble s’écouler doucement au Laos, et je savoure ce rythme indolent, loin des excès du monde « moderne ».

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