Il pleut à Bodhgaya, le temps idéal pour me mettre au clavier.
Je suis arrivé dimanche matin par le Doon Express en provenance de Kolkata. J’aurais pu rater l’arrêt, mais par chance, quelqu’un m’a réveillé cinq minutes avant l’entrée en gare !
Un tour en rickshaw (le Mario Kart local !) pour rejoindre le centre, situé à 12 km, et poser mon sac au Tibetan Monastery, où loge le Dalaï Lama lors de ses visites.
J’ai retrouvé, comme voisins de palier, Julie et Sam, un jeune couple breton de Loctudy, partis faire le tour du monde depuis un an. Nous nous étions retrouvés à Kolkata, dans Sudder Street, deux mois après notre première rencontre à Mawlamyine, en Birmanie !
Bodhgaya est un lieu fondamental du bouddhisme : c’est ici que le prince népalais Siddharta Gautama atteignit l’illumination, après sept semaines de méditation sous un figuier, devenant ainsi un Bouddha, un être éveillé.
L’arbre est toujours là (ou plutôt l’un de ses descendants), et un temple a été édifié sur ce même lieu : le Mahabodhi Temple, considéré comme le lieu le plus sacré du bouddhisme.
Pèlerins et touristes du monde entier affluent dans ce village (désormais bien développé), devenu au fil du temps une véritable capitale religieuse.
Mais Bodhgaya, c’est aussi un endroit paisible, idéal pour se promener à l’écart des camelots autour du temple, dans les ruelles ou la campagne environnante.
J’ai également visité deux temples, l’un thaïlandais (souvenirs…), l’autre tibétain (Karmapa). Plusieurs monastères ont été construits ici, chacun représentant un pays bouddhiste.
Après deux bonnes nuits (et quelques siestes !), j’ai bien récupéré avant de prendre un train pour Varanasi (Bénarès) dans l’après-midi (3 heures de trajet).