J’ai passé la frontière, je suis en Espagne, à Hondarribia, face à Hendaye. Une navette m’a déposé sur l’autre rive de la Bidassoa, qui sépare les deux pays. Je peux me connecter : dès le premier café, j’ai un accès wifi.
Le moment de faire une pause après un début en trombe. Déjà pas mal de kilomètres parcourus, sans doute un peu trop pour une première journée, hier. Heureusement, la météo était idéale pour marcher — j’ai même eu droit à une bonne douche à la sortie de Bayonne.
Le sentier du littoral est magnifique. Je l’ai emprunté depuis Anglet jusqu’à Hendaye. Merci à Véronique, qui m’a hébergé à Bayonne et m’a conseillé cet itinéraire.
J’ai ainsi découvert un autre parcours, plus long mais plus agréable que le chemin que j’avais (essayé de) suivre il y a cinq ans. J’ai traversé Biarritz, Bidart, Guéthary, dans une alternance de plages et de landes accrochées aux falaises, sous un ciel gris lâchant, de temps à autre, un crachin très breton.
Côté mise en jambes, ce fut au-delà de mes espérances : en vue de la plage de Saint-Jean-de-Luz, après une trentaine de kilomètres, j’étais tout simplement exténué. La succession de montées et de descentes, agrémentée de quelques escaliers, a fini par me mettre les pieds en compote.
J’ai malgré tout beaucoup aimé cette journée, en contact avec l’océan et ses vagues, déferlant dans des grondements sourds sur la côte rocheuse et découpée. Les conditions étaient idéales pour les nombreux surfeurs en quête de sensations fortes.
Aujourd’hui, l’étape était plus courte, toujours en longeant les falaises. Les paysages du Pays basque sont toujours aussi beaux. Le ciel est bleu, le chapeau est de mise, la crème solaire indispensable. J’ai marché pieds nus sur la plage d’Hendaye, profitant de la fraîcheur de l’eau. Le Camino a la couleur des vacances.
Dans une heure, je serai à l’albergue Goiko Errota, au pied du Monte Jaizkibel.