L’île de QUAN LAN

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Je viens de rentrer de Quan Lan et j’attends maintenant mon départ pour une croisière dans la baie d’Ha Long. Il fait beau, et ce dimanche s’annonce sous les meilleurs auspices.

Après deux jours à Hong Gai, le bateau est finalement resté à quai jeudi en raison du mauvais temps. Je suis enfin parti vendredi à 14h00 pour l’île de Quan Lan.

Cette île se situe à l’est de la baie d’Ha Long, à deux heures de bateau. Les habitants vivent ici de la pêche, de la culture du riz et, de plus en plus, du tourisme. C’est un endroit encore paradisiaque, avec des plages de sable fin, mais qui risque bientôt de changer de physionomie.

De nombreux hôtels et guesthouses ont été construits dans la rue principale du village et une route est actuellement en construction pour relier l’embarcadère aux différentes plages, dont celle située le plus au nord à 15 km. Ces travaux ne présagent rien de bon : les complexes arriveront dans un futur proche, le charme et l’authenticité de cette île disparaîtront sans doute pour laisser place au tourisme de masse.

Je pense que j’ai bien fait d’en profiter hier, samedi… J’ai quitté tôt la guesthouse pour marcher jusqu’à la plage de Son Hao, située à 5 km. Le ciel était bleu, le soleil déjà chaud, un temps idéal pour aller se baigner.

Cela valait la peine de transpirer un peu : la plage était déserte, seul un pêcheur dans sa frêle embarcation pointait à l’horizon. La grande piscine pour moi tout seul ! Quel bonheur d’être là, de plonger dans cette eau claire et chaude, heureux de renouer à nouveau avec l’océan depuis ma dernière baignade à La Guimorais (Cancale). C’est beaucoup moins tonique qu’en Bretagne, mais je constate très vite que je n’arrive plus à sortir de l’eau !

J’ai ainsi passé une bonne partie de ma journée entre ombre et soleil, à profiter de cet endroit magnifique. Rien de plus à faire que de barboter et me détendre.

J’ai terminé la soirée par une nouvelle balade dans le village, goûtant à la tranquillité de cette île. Quan Lan méritait le détour. Loin du bruit et de la foule, j’ai savouré la solitude et le calme.

Assis à la terrasse d’un café, face à l’embarcadère, je mesure déjà la différence : les “touristes” sont là et aujourd’hui, j’en fais partie !
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