Je reviens à NONG KHIAW avec le soleil ! Après plus de trois jours de déluge…
Le retour en bateau s’est à nouveau déroulé sans problème : l’heure de trajet est un enchantement. La Nam Ou serpente entre d’épaisses forêts, surplombées par des falaises boisées abruptes. Un véritable décor de carte postale.
Le village de MUANG NGOI constitue une belle étape ; par beau temps, les paysages doivent être vraiment magnifiques. Hélas, depuis mon arrivée mardi en début d’après-midi, la pluie n’a cessé de tomber, à l’exception de rares instants de répit.
C’est d’ailleurs lors de l’une de ces accalmies que je me suis mis en chemin pour visiter les villages environnants, au nombre de trois. Une belle balade à travers la montagne, avec des vallons plantés de rizières par endroits, dans une nature (presque) totalement préservée. Une montée continue jusqu’au sommet que je voulais atteindre ! Avec la traversée de ruisseaux, de l’eau jusqu’aux cuisses, et tout en haut, bien au-delà du dernier village, une vue superbe comme récompense.
Seul sur ce chemin, sans bruit d’activités humaines, j’ai vécu un grand moment de plénitude, dans la contemplation de ces espaces. Cinq heures trente de randonnée, sans pratiquement aucune rencontre (au début et à la fin seulement), j’ai savouré ce bonheur.
Même la pluie, qui m’a accompagné sur tout le retour, n’a pas entamé ma bonne humeur ; je dirais même que je l’ai appréciée également. L’eau ruisselant sur mon visage, j’en appréciais la fraîcheur, j’étais présent à chaque instant, dans chacun de mes pas, en communion avec les éléments. Je suis revenu trempé jusqu’aux os, mais véritablement heureux. Quelle belle promenade.
Je n’ai pas rencontré les villageois : tout le monde était à l’abri ! Je n’ai fait que traverser ces petits hameaux de maisons en bois traditionnelles. Les conditions de vie de leurs habitants sont très modestes ; heureusement que le tourisme leur apporte quelques revenus complémentaires.
Le reste du temps, sur le balcon de mon bungalow (photo), j’ai lu (notamment le guide sur le Vietnam) et j’ai médité, sans connaître l’ennui. La pluie, le jeu des nuages dans les montagnes et les allées et venues des bateaux m’ont aussi offert un spectacle passionnant. J’ai vécu, en quelque sorte, une retraite paisible !
Je termine mon article : le soleil a disparu, les nuages sont arrivés rapidement, impressionnants, énormes, orangés et gris ; ce n’était donc qu’une nouvelle accalmie !