Journée bien remplie à Agra, depuis mon arrivée matinale à 6h.
Une aventure ferroviaire de plus à mon actif, avec une nuit passée en 2nde classe entre Varanasi et Agra. Et quelle nuit !
Je dois avouer que j’improvise souvent (presque toujours, en fait…), et que je ne réserve jamais mes billets à l’avance.
Dimanche soir, à la gare de Varanasi, tous les guichets étaient fermés (normal, on est en Inde et c’est dimanche), et je n’ai pu obtenir qu’un billet de seconde classe… pour 2 euros !
Connaissant l’affluence habituelle et le surbooking chronique dans cette catégorie, j’ai immédiatement opté pour une stratégie de survie : grimper sur un porte-bagages en hauteur pour éviter de passer la nuit debout.
Pas très confortable (bonjour le dos sur les lattes métalliques), mais toujours mieux que rien.
Je n’ai pas tardé à être rejoint par un autre acrobate, et nous avons donc partagé ce perchoir tout au long d’une longue nuit agitée, recroquevillés, dans une ambiance bon enfant, chacun essayant vainement de trouver une position à peu près indolore.
Libéré au petit matin, j’ai retrouvé à la sortie du train des amis routards rencontrés à Varanasi. Ensemble, nous sommes partis en quête d’une guesthouse, et j’ai déniché une chambre très correcte dans le centre historique, au Shanti Lodge.
Le temps d’un petit-déj et d’une bonne douche, et nous voilà partis pour la visite du Taj Mahal !
Jour de chance : c’est l’Aïd, fête musulmane marquant la fin du Ramadan, et à cette occasion, l’entrée au monument est gratuite. Une belle économie !
Le temps est agréable, et la première vision de ce majestueux mausolée est tout simplement grandiose.
On comprend immédiatement pourquoi le Taj Mahal est le monument le plus visité en Inde (2,5 millions de visiteurs par an) et l’un des plus célèbres au monde.
Cet édifice en marbre blanc est éblouissant, presque irréel. Je reste bouche bée devant tant de beauté. C’est un moment magique.
Construit au XVIIe siècle par l’empereur Shah Jahan, le Taj Mahal est un mausolée érigé en mémoire de sa compagne défunte. Un témoignage d’amour devenu éternel.
Il aura fallu plus de 20 années de travaux, et la participation de plus de 20 000 ouvriers et artisans, pour édifier ce chef-d’œuvre de l’architecture moghole.