Le Bamako-Dakar Express !!

m'bour senegal

Mercredi, 4h00 du matin, réveil matinal à l’auberge Afrika Hawa.
Mon ami Allassane me conduit en moto jusqu’à la voie principale, d’où je prends un taxi vers la gare routière.

Le départ du car pour Dakar est prévu à 5h00.
Il part finalement à 5h30, un petit retard, rien de grave.
Le sommeil me gagne rapidement.

9h00 : j’ai pas mal dormi.
Le car a parcouru… environ 30 km.
Nous sommes encore dans les environs de Bamako.
Le voyage s’annonce long !

La route n’est pas terrible. On roule lentement, et les arrêts sont fréquents, au rythme des passagers qui montent et descendent.

22h30, nous arrivons à Kayes.
Le temps est mauvais, beaucoup de pluie, c’est la saison.
Déjà 17 heures de route pour environ 500 km…

Minuit, nous atteignons la frontière.
Pas de chance : elle est fermée.
Encore une fois, j’ai l’art d’arriver juste à la fermeture !

Ce n’est pas bien grave : le car devient dortoir.
C’est un peu plus confortable que la 21 (un peu !).

Petit matin, le car s’éveille.
Mais pas les douaniers, qu’on annonce pour 9h00.
Trois bus attendent, sans compter tous les camions.

10h30, les douaniers se décident enfin à nous laisser passer au Sénégal.
Partout, le même constat : la douane, ici, c’est un business, pour ne pas dire un racket.

Quelques contrôles plus tard, quelques arrêts encore…
J’ai le temps de lire, de me plonger dans mon roman — bonne idée de l’avoir emporté.
Et le temps aussi de réfléchir à la suite de mon voyage.

L’overdose de car me pousse à m’arrêter plus tôt que prévu.
Je ne vais pas jusqu’à Dakar : je descends à M’Bour, sur la côte atlantique.

Il est 22h00 lorsque je prends un taxi qui m’emmène à l’auberge « Chez Martine ».
41 heures de transport, deux jours pour 1 200 km.
“C’est ça l’Afrique”, comme disent les locaux.

Je découvre une petite chambre accueillante (merci le Guide du Routard) dans un endroit calme, tout près de la plage.
Enfin, du repos.

Vendredi matin, je me réveille avec le bruit des vagues.
Je vais m’installer sur la plage pour terminer mon roman.
Un peu d’isolement, ça fait du bien — et c’est rare.

Je fais un tour au port.
J’observe les pirogues.
M’Bour est animée, rythmée par la pêche.
Mais la pluie est omniprésente. Elle envahit les rues.
Des torrents de boue, d’eaux usées et d’ordures se forment.
La ville est sale, la plage aussi. C’est un paysage de désolation.

Le soir, je retourne au port.
Les pirogues rentrent vers 17h00.
Le ballet coloré sur l’océan est magnifique.
Une foule se presse à l’arrivée des pêcheurs.
Je savoure le spectacle, et j’admire ces hommes courageux,
qui travaillent dans des conditions difficiles et parfois très dangereuses.

Je ne regrette pas d’être venu ici,
pour ces hommes de mer,
et pour le temps de répit que je me suis accordé « chez Martine ».

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